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Les coups de chaleur au travail… Mieux les prévenir pour éviter le pire !


16 mai 2017

Par Simon Paradis, préventionniste

 

Difficile d’y croire avec la température des dernières semaines, mais nous aurons bel et bien un été en 2017 ! Pour plusieurs, cela rime avec les vacances, les sorties familiales dans le confort extérieur, les feux de camp en soirée, etc.

Cependant, un nouveau risque fait son apparition dans plusieurs milieux de travail, soit l’exposition à la chaleur. Les mois de mai et de juin sont, sans contredit, les meilleurs moments pour faire de la prévention à ce niveau, car c’est toujours juste avant la période la plus critique.

Chaque année, au Québec, des dossiers sont ouverts à la CNESST pour cause de coups de chaleur. Les conséquences peuvent être tragiques, allant jusqu’au décès. D’ailleurs, depuis 2005, 4 décès de travailleurs sont survenus au Québec suite à un coup de chaleur.

 

Qu’est-ce qu’un coup de chaleur ?

Notre corps est muni d’une sorte de thermostat qui permet de maintenir sa température autour de 37 °C. La sueur est l’un des mécanismes permettant au corps de se refroidir. Toutefois, lors de travail à chaleur intense (à l’extérieur comme à l’intérieur), il arrive que le corps ne parvienne plus à se refroidir et que sa température atteigne plus de 40,6 °C. On parle alors d’un coup de chaleur.

 

Quels sont les symptômes qui y sont associés ?

Plusieurs symptômes sont révélateurs que votre corps subit les conséquences d’un coup de chaleur. Les premiers symptômes sont : les étourdissements, les vertiges, une fatigue inhabituelle. On peut aussi noter les nausées, la transpiration qui cesse et une perte d’énergie généralisée.

Il y a également urgence médicale, lorsque les propos d’une personne sont incohérents, lorsqu’il y a perte d’équilibre ou perte de conscience. Il faut être attentif aux premiers symptômes pour vous-même et vos collègues (si apparition de symptômes, déplacer la victime dans un endroit frais, sous surveillance).

Le meilleur moyen de ne pas subir de coup de chaleur passe par l’application de mesures préventives.

 

Comment prévenir les coups de chaleur ?

L’élément de base, c’est l’hydratation. En période chaude, on devrait au minimum boire un verre d’eau (250 ml) par période de 20 minutes. On ne devrait cependant jamais dépasser 1,5 litre d’eau à l’heure. Si la source d’exposition à la chaleur est le soleil, on devrait porter des vêtements de couleur claire et de coton, de façon à favoriser l’évacuation de la chaleur. Le port d’une casquette ou d’un chapeau est aussi recommandé. De plus, l’ajustement du rythme de travail est un moyen préventif efficace, tout comme l’augmentation de la fréquence des pauses dans un endroit frais.

Il existe une charte produite par la CNESST[1]des moyens préventifs à appliquer selon la température corrigée ambiante (cette température tient compte de l’humidité relative et de l’ensoleillement). Ainsi, à partir de la température corrigée et du degré physique de la tâche (travail léger, moyen ou lourd), des mesures préventives sont recommandées.

Dans tous les cas, la prévention passe aussi par l’information et la formation que vous donnez à vos travailleurs. Profitez donc de la période actuelle pour donner toute l’informationpertinente aux travailleurs en ce qui concerne la prévention des coups de chaleur (définition du risque, symptômes, procédure à suivre si un travailleur subit un coup de chaleur, moyens préventifs et explication de la politique selon une charte si applicable, etc.). Cette information devrait aussi être intégrée à votre processus d’accueil. Les étudiants et travailleurs saisonniers pourront ainsi eux aussi être informés et vous diminuerez les probabilités qu’ils soient atteints d’un coup de chaleur au cours de la période estivale !

 

Quelle est la procédure à suivre en cas de situation d’urgence ?

  1. Alerter les premiers secours : les secouristes en milieu de travail et le service 911;
  2. Transporter la personne à l’ombre ou dans un endroit frais et lui ôter ses vêtements;
  3. Asperger son corps d’eau. 4. Faire le plus de ventilation possible;
  4. Lui donner de l’eau fraîche en petites quantités si elle est consciente et lucide.

 

N’oubliez pas non plus que dans les premières journées chaudes d’été, le corps humain n’est pas encore acclimaté ! Votre personnel est donc plus vulnérable !

N’hésitez pas à communiquer avec préventionniste qui saura vous aider dans l’élaboration de votre plan d’action.

 

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Le présent Bulletin ne constitue pas un avis juridique et a été rédigé uniquement à des fins d’information. Les lecteurs ne devraient pas agir ou s’abstenir d’agir en fonction uniquement du Bulletin. Il est de la responsabilité́ du lecteur de consulter un professionnel pour l’obtention de conseils juridiques spécifiques à sa problématiques.

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[1]http://www.cnesst.gouv.qc.ca/Publications/100/Documents/DC100-1125web.pdf

 


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